Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 19:26

Les politiques doivent arrêter de faire n'importe quoi en terme de réforme de la santé !

Vingt ans de mauvaise gestion de la démographie médicale commence à se payer : on est obligé de recruter de plus en plus de médecins étrangers pour nos hôpitaux, les délais d'attente en privé commencent à s'allonger sérieusement, nos facultés n'ont plus les moyens de former assez de médecins alors un grand nombre de nos enfants partent se former à l'étranger !...

Tout cela est grave et une médecine à 2 vitesses est en train de s'installer. Mais les dernières mesures ont elles des effets catastrophiques rapides sur la qualité de la santé en France. (lire l'article édifiant à suivre)

Aujourd'hui le gouvernement s'apprête à ouvrir une brèche dans notre système libéral de santé en autorisant les groupes financiers à devenir propriétaires de sociétés d'exercice libéral de santé.

Ma profession attaquée en premier dit STOP afin de protéger les autres professions de santé et la santé des français.

Signez la pétition :

http://www.lasanteauxencheres.fr/edito.php


Et lisez les conséquences des dernières mesures de nos politiques si clairvoyants :

Mauvais points pour notre système de soins

Deux études jettent le trouble sur les performances de la France et placent l’Hexagone tout juste dans la moyenne européenne en matière de morbidité et d'accès aux soins.

Huit ans après la publication du classement de l'OMS, qui plaçait la France en tête du palmarès des systèmes de santé les plus performants, la France est-elle encore dans le peloton de tête au moins parmi les pays européens ? Plus vriament, semble-t-il. Deux études portent en effet cette semaine un regard mitigé sur la qualité de notre système de santé. La première est cependant la plus flatteuse : selon des travaux, menés dans le cadre de l'Observatoire européen des espérances de santé, et publiés lundi par Le Lancet, la France est très proche de la moyenne européenne pour l’espérance de vie en bonne santé, avec des chiffres de 68 ans pour les hommes et 69 ans et 8 mois pour les femmes. Un classement pas mauvais, sans plus, tant le contraste apparait important au regard de la position de tête de la France en ce qui concerne l’espérance de vie en général, notamment  avec ses 85 ans d’espérance de vie pour les femmes.

A l’appui de leur constat, les chercheurs posent au passage une question dérangeante en pleine actualité hexagonale sur l’allongement de l’âge de la retraite : "sans amélioration de l'état de santé des personnes vieillissantes, repousser l'âge de départ à la retraite sera difficilement réalisable pour certains pays de l'Union Européenne", observent-ils. Pour les auteurs de l’étude, les ressortissants des 15 Etats membres les plus "anciens" de l'UE ont néanmoins en général une espérance de vie et une espérance de vie "en bonne santé" plus longues que les derniers entrants. Ils ont également montré qu'un fort produit intérieur brut (PIB) et des dépenses de santé élevées sont associés à une meilleure santé des personnes après 50 ans.

 

Le parcours de soins montré du doigt

Une deuxième étude publiée récemment porte un regard encore plus critique sur le système de soins Français. Montré en exemple en Europe par les mêmes auteurs, il y a encore deux ans, il serait aujourd'hui "juste au-dessus de la moyenne" à cause de nouvelles entraves à l'accès aux spécialistes, selon l'Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé. Première de ce classement européen en 2006, la France est donc tombée à la 10e place parmi les systèmes nationaux des 31 pays examinés et se situe "juste au-dessus de la moyenne", souligne cette enquête annuelle sur les soins de santé en Europe. Dans six catégories comportant 34 indicateurs de performance, la France affiche un score de 695 points sur 1000, loin derrière les 839 points attribués aux Pays-Bas, premier du classement 2008. La Lettonie est dernière avec 449 points.

En cause, la mise en place chez nous du parcours de soins qui nuirait à l’accès aux soins selon les auteurs. "La France est en train de développer assez rapidement un problème de délais d'attente. La fonction de filtres, récemment introduite, devrait être abolie avant de créer de sérieux problèmes", averti le Docteur Arne Björnberg. Et ce directeur de recherche pour l'Indice d’insister : « Rien ne prouve que le filtrage de l'accès aux soins primaires permet de faire des économies. Restreindre l'accès aux soins des spécialistes est probablement une solution inappropriée". La France est par ailleurs dénoncée pour être "un des six Etats d'Europe dans lesquels se pose le problème des dessous-de-table versés aux médecins", souligne l'organisme d'analyse et d'information Health Consumer Powerhouse, qui réalise cet indice.

Paul Bretagne (avec AFP)

Crédit photo Joubert/Phanie

 
Par Véronique Jouve - Publié dans : Santé
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